Le Liban est engagé dans un processus de réforme de la politique économique, de modernisation industrielle et agricole, d'amélioration du climat d'investissement et d'ouverture du marché intérieur. Beyrouth cherche à retrouver sa place de grande métropole qu’elle occupait dans la région. Le Liban est signataire de l’Accord arabe de libre-échange (GAFTA) qui regroupe les 22 pays membres de la Ligue des États Arabes. Un accord bilatéral avec la Syrie permet déjà ce libre-échange entre les deux pays. Le Liban a également ratifié deux accords bilatéraux avec l’Egypte et la Jordanie, le premier en 1998 est entré en vigueur en 1999 et le second, signé en 2002, n’est pas encore effectif. De plus, le pays cherche aussi à s’intégrer dans l’économie mondiale. Il devrait également adhérer à l’OMC en 2009.
Le principal partenaire économique du Liban est l'Union Européenne (40% de ses importations en 2005 et 9% de ses exportations). Ses principaux fournisseurs sont l'Italie (9,4%), la France (7,8%), l'Allemagne (7,8%), la Chine (7,6%) et les Etats-Unis (5,9%). Ses principaux clients sont les pays arabes notamment l’Irak (14,6%), les Emirats Arabes Unis (8,3%), la Jordanie (7,7%), l’Arabie saoudite (7,2%), et la Turquie (7,3%).
Grâce à une croissance soutenue, en particulier de 1992 à 1997, années de la reconstruction du pays après 15 ans de guerre civile, le produit Intérieur Brut libanais a été multiplié par cinq en quinze ans. Il a atteint en 2006 les 22,7 milliards de Dollars US. 90% du PIB est produit dans le secteur privé.
La dette nationale, héritée de la reconstruction du pays après la guerre, reste élevée (38 milliards d’USD fin 2005 environ, soit 170% du PIB). La communauté internationale s’est mobilisée en 2002 lors de la conférence de Paris II et a versé 10,1 milliards d’USD (32 % de la dette globale) pour aider le Liban à restructurer sa dette.
Les principaux domaines d’activité au Liban sont :
· Secteur des services : 72,3% du PIB
· Industrie : 20,8%
· Agriculture : 6,9%
Les importations libanaises représentent 90% des produits consommés. En 2005, elles atteignent 1,747 milliards d’USD et sont principalement constituées de produits agricoles et agroalimentaires, carburants, produits miniers, équipements mécaniques, électriques et électroniques et produits chimiques.
Les exportations sont quant à elles principalement des produits de la bijouterie-joaillerie, des sous-ensembles mécaniques et électriques, des métaux, des produits chimiques et des produits agricoles et agroalimentaires. Elles atteignent 189 millions d’USD en 2005 et représentent 10% du PIB.
De grands défis économiques attendent le Liban. Il doit trouver le juste milieu entre le maintien de la stabilité économique grevée par une dette particulièrement élevée et la poursuite des dépenses de reconstruction, notamment dans le Sud-Liban depuis le retrait israélien en 2000. Il doit faire baisser le taux chômage, aujourd’hui estimé à 20%. Il doit également restructurer son secteur productif afin d’améliorer sa capacité d’exportation et de réduire sa dépendance aux importations.
Même si la situation géopolitique régionale pèse sur l’économie libanaise, le pays sait attirer les investisseurs étrangers grâce à des mesures fiscales intéressantes. Le secteur de l’immobilier est en plein essor et de grandes enseignes internationales ont remporté les marchés des futurs projets hôteliers dans la mouvance de la frénésie immobilière qu’ont connue le centre ville et certains quartiers avoisinants à Beyrouth.
Source : http://www.animaweb.org/pays_liban.php